par Michaël Marchand

groupe 171

 

Nom: Colibri à gorge rubis
Nom latin: Archilochus colubris
Classe: Oiseaux
Ordre: Apodiformes
Famille: Trochilidés
Taille: 9 centimètres
Poids: 3 g
Habitat: Amériques


Caractéristiques physiques

De l'extrémité du bec au bout de la queue, le Colibri à gorge rubis mesure entre 7,5 cm et un peu plus de 9 cm. De la même taille qu'un gros insecte, on le confond souvent, surtout à la tombée de la nuit, avec le sphinx du Nord, dont il a les dimensions, la forme et la façon de voler.

Le mâle a les parties supérieures d'un vert lustré aux reflets métalliques, les parties inférieures d'un blanc grisâtre et la queue fourchue. Il porte à la gorge un splendide jabot de soyeuses plumes rubis, qui, selon l'angle d'éclairage, peut paraître parfois orange, parfois noir comme jais. La femelle est semblable, mais sa gorge est blanc grisâtre. Sa queue est arrondie, et certaines plumes extérieures de la queue, qu'elle montre lorsqu'elle adopte certaines postures ou lorsqu'elle vole, sont tachetées de blanc. Le bec du Colibri à gorge rubis est long, droit et presque aussi effilé qu'une aiguille à repriser.

 

Répartition

Le Canada compte cinq espèces de colibris, mais seul le Colibri à gorge rubis est présent dans les régions de l'Est. Il habite la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, le sud du Québec ainsi que l'Ontario jusque dans les environs du lac des Bois et du lac Nipigon, au nord. Vers l'ouest, l'aire de répartition du Colibri à gorge rubis couvre le sud du Manitoba, le centre de la Saskatchewan et le centre et le sud-est de l'Alberta.

 

Régime alimentaire

Les principaux aliments du Colibri à gorge rubis sont les petits insectes et le nectar des fleurs. Il attrape les insectes au vol, en partant de son perchoir d'observation, ou bien les trouve à l'intérieur ou près des fleurs. Pour laper le suc mielleux, l'oiseau insère profondément sa longue langue extensible et cylindrique dans la corolle des fleurs. Il préfère les fleurs tubulaires, comme les monades et les ancolies. Lorsqu'il butine sur des fleurs dont la corolle est profonde, comme le lis tigré, il perce le calice de son bec et en extrait la goutte de nectar.

Les fleurs aux couleurs vives et contrastantes attirent particulièrement les colibris. Leur préférence va aux fleurs rouges, puis aux orangées, qui se découpent sur un fond ombragé; ils ne visitent les fleurs vertes que si le feuillage environnant est d'une autre couleur. Tout comme l'abeille, le colibri contribue à la pollinisation croisée : il transporte d'une fleur à l'autre d'une même essence le pollen auquel son corps s'est frotté.
 

Reproduction

Couleur des oeufs :blancs

Nombre d'oeufs par couvée :2

Nombre de couvées par saison :2 ou 3

Période de nidification :mars à juillet

En mai, lors de la parade nuptiale, surtout lorsqu'il rencontre d'autres mâles ou des femelles, le mâle effectue une série d'envols suivis de piqués décrivant de grands arcs, tel un pendule. Ces voltigements peuvent atteindre une amplitude de 12 m de hauteur. Le mâle exécute aussi d'autres acrobaties prenant la forme de vols verticaux ou horizontaux répétés, accompagnés d'un bourdonnement (produit par ses ailes) et de petits cris aigus.

Souvent près d'un cours d'eau, la femelle construit seule son nid. D'un diamètre extérieur variant de 2,5 à 4,4 cm, celui-ci consiste en un assemblage extensible de duvet végétal, d'écailles de bourgeons et de fils d'araignées sur lequel sont fixés des fragments de lichen. Installé sur une branche d'arbre, le plus souvent à une hauteur de 3 à 6 m, ce nid accueille habituellement 2 oeufs blancs de la grosseur d'un pois.

Mangeoire

Les colibris se laissent facilement attirer aux mangeoires par une solution composée d'une mesure de sucre et de quatre mesures d'eau, que l'on fait bouillir pour retarder la fermentation et que l'on doit remplacer au moins une fois par semaine.

Mais ils ne réagissent pas tous de la même façon : certains s'habituent immédiatement à la mangeoire tandis que d'autres associent difficilement l'étrange dispositif à la boisson sucrée; dans ce cas, il est utile de marquer la nouvelle mangeoire de peinture rouge ou orange. Mais une fois qu'il a trouvé la mangeoire, l'oiseau ne tient plus compte de sa forme ni de sa couleur, pourvu qu'elle reste suspendue au même endroit. Lorsqu'il revient au printemps, le colibri essaie toujours de retrouver la mangeoire où il se nourrissait huit mois auparavant.
 

Ennemis

Le mauvais temps, comme une tempête ou une gelée hors saison, met particulièrement en danger la vie du colibri. Du fait de sa ressemblance avec les insectes, il est également la proie des éperviers et des buses ainsi que d'autres prédateurs insectivores. On a même signalé le cas d'un colibri qui, survolant un étang, a été avalé par un poisson. Les accidents semblent aussi jouer un rôle important : les colibris se prennent parfois aux toiles d'araignée ou s'empêtrent de quelque autre façon, incapables de se dégager, ou encore, ils s'empalent sur une épine ou tout autre objet pointu.
 

Saviez-vous que...   

- Le coeur du Colibri à gorge rubis bat jusqu’à 1 260 fois à la minute soit 21 fois par seconde.

- Le colibri consomme la moitié de son poids en sucre à chaque jour. Si un homme avait le même métabolisme qu’un colibri, il devrait manger 130 kg de hamburgers par jour pour maintenir son poids!

- Le mâle du Colibri à gorge rubis bat des ailes 78 fois par seconde pendant un vol normal et jusqu’à 200 fois par seconde lors de la parade nuptiale.

 

Bibliographie

http://www.angelfire.com/me/ChantalWithBlueEyes/ColibriGorgeRubis.html

http://www.9bit.qc.ca/~patelin/428.htm

http://ecoroute.uqcn.qc.ca/envir/faune/colibri.htm

http://www.cws-scf.ec.gc.ca/hww-fap/hww-fap.cfm?ID_species=40&lang=f

http://www.cam.org/~natil/colibri.htm

Encyclopédie Encarta

 

 

RETOUR AUX FICHES D'IDENTIFICATION